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Home office ou portage salarial ?

Tout récemment les médias ont informé que la population suisse a dépassé les 8.5 millions d’habitants. Il est vrai que si la confédération est heureuse de compter quelques habitants supplémentaires en ce qui concerne la recette fiscale, d’autres paramètres sont impactés. Lesquels ?

Par exemple, le logement qui va favoriser la promotion de la construction, mais péjorer les coûts de l’immobilier par la pénurie de terrain. Il y aussi la logistique, déjà très pénalisée pour la population qui travaille. Les voies routières engorgées avec des infrastructures insuffisantes et la voie ferrée avec ses innombrables annulations ou retards. Cependant les travailleurs devront avoir une voiture, ce qui va soutenir le marché automobile. On peut aussi évoquer le bilan écologique – comment va-t-il être touché avec une telle augmentation démographique ?  Et l’OFS qui fait des prévisions de 10 millions d’habitants pour 2035. Evidemment le marché de l’emploi n’est pas en reste, en particulier avec l’exigence de compétences nécessaires à l’employabilité.

Allons-nous sombrer pour autant ? évidemment que non, mais il est probable que des transformations vont s’opérer dans un futur proche. Parlons des solutions possibles maintenant. L’évolution des professions va défier les organisations du monde du travail avec le « home office » lorsque cela est possible. Pour rappel, des fonctions administratives ou de gestion, peuvent se faire depuis le domicile. Il suffit d’une connexion sécurisée et le tour est joué. A ce stade, vous êtes encore employés d’une organisation. Pas besoin de se déplacer au bureau car vous l’avez avec vous. La flexibilité horaire supprime le présentéisme et optimise l’efficience des tâches, ainsi que la charge de travail abattue généralement en augmentation. L’autre avantage est la réduction des surfaces administratives louées qui représentent une lourde charge financière après les salaires. Dans la pratique, il est très simple de mettre en place ce type d’organisation, mais pas pour toutes les professions. Il y a « les petits indépendants » travaillant seul ou sous une franchise et certains sont très créatifs. On a vu les «food-truck» émerger, le chauffagiste équipé d’un véhicule qui se déplace chez vous, les coiffeuses indépendantes qui viennent à domicile, voire encore les toiletteuses pour chiens. Le portage salarial connait depuis peu un essor comme solution alternative. C’est une démocratisation dans l’horizon de l’indépendance professionnelle à haute valeur ajoutée. Cela consiste à ce que le professionnel (mandataire), peut être employée par une structure lui permettant de cotiser aux assurances sociales (pas de paperasses, de gestion ou de Payerolling) tout en négociant les mandats de son choix de façon indépendante avec les organisations. Ceci permet aux entreprises (mandant) de trouver une personne, rapidement, sans passer par la case d’administration habituelle et autre tracasserie légale. Cela réuni la flexibilité que cherche les entreprises et l’employabilité du consultant, via une commission de 5 %. Mais quelles différences avec une agence temporaire ? L’agence de portage salarial fonctionne avec des consultants détenant déjà des mandats. Ces derniers n’ont pas d’infrastructures et les organisations qui les mandatent peuvent optimiser les coûts de ressources internes pour la période du mandat. Présenté comme cela, tout est simple et facile, mais un certain prérequis est nécessaire, non ? Il semble que le consultant doit être expérimenté, autonome, compétent, doté d’un esprit entrepreneurial, de formation supérieure avec une ou plusieurs spécialités. Si ce paradigme poursuit sa floraison, il ne reste plus qu’à se former… à la Swissmem-Academy.

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