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20 ans ACI: un jubilé dûment célébré

L’Association pour les examens professionnels supérieurs de contremaître d’industrie dans la construction de machines et d’appareils (ACI) a fêté son 20e anniversaire à Bex.

La célébration des 20 ans d’existence de l’Association pour les examens professionnels supérieurs de contremaître d’industrie dans la construction de machines et d’appareils a eu lieu le 24 mai 2012 à la saline de Bex dans le canton de Vaud. La manifestation a été ouverte par l’entrée dans la saline à bord du petit train de la mine et avec une visite de la partie de la saline ouverte au public. Après les explications intéressantes de l’histoire de la mine – tout débuta lorsque dans le cadre de la recherche d’un lac salé souterrain, les puits, galeries et escaliers étaient frappés dans le roc à la main à l’aide de marteaux de burins – et une visite guidée informative, Philippe Vaucher, esg Centre de formation de Prilly, a salué les 50 personnes présentes. Pour commencer, Monsieur Vaucher a relaté l’histoire de l’ACI ainsi que celle des cours de préparation en vue de l’examen fédéral, qui par le passé se tenaient sous forme d’un seul bloc d’étude de 3 mois.


Ensuite, Madame Nicole Aeby-Egger de la formation professionnelle supérieure à l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie a référé sur le sujet «Rôle et positionnement de la formation supérieure dans le système de formation». Elle souligna l’importance de l’examen de contremaître, car un diplôme fédéral constitue effectivement le titre suprême pouvant être acquis dans un secteur particulier. Ainsi, la compétence professionnelle mentionnée est complétée d’une compétence de management. La formation professionnelle supérieure est encore un domaine dominé par les hommes. 79% des certificats et diplômes sont décernés à des hommes. L’image fut la même à Bex, d’autant plus puisque les deux femmes ayant réussi l’examen ACI 2012 étaient empêchées et ne pouvaient pas participer à la fête.

Madame Aeby-Egger a évoqué un thème de la politique de formation d’actualité délicat: le financement de la formation professionnelle supérieure. Une étude parue en 2012 démontre que seulement 23% des participants à une telle formation ne reçoivent pas de soutien. Environ 20% des personnes suivant un cours de perfectionnement profitent d’un soutien non financier (formation pendant les heures de travail), 57% profitent d’un soutien financier qui souvent est complété par des prestations non financières. Comparés à la formation aux hautes écoles, les stages de formation sont tout de même coûteux et Madame Aeby-Egger souligna, à juste titre, que l’investissement est bénéfique – une augmentation de salaire importante est accordée en règle générale après l’examen réussi.


La reconnaissance au niveau international de la formation professionnelle supérieure suisse est également un sujet d’actualité. Ce genre de perfectionnement contrôlé par l’état est pratiquement encore inconnu dans le reste de l’Europe et son bénéfice n’est par conséquent pas reconnu. Madame Aeby-Egger a parlé de l’ordonnance sur le «Cadre national des certifications» qui est actuellement en préparation. Grâce à cette ordonnance et au soutien du cadre de qualification européen et national des pays d’Europe, il devrait être possible compte tenu des compétences acquises de pouvoir mettre en évidence le contenu et la valeur de la formation professionnelle de base et de la formation professionnelle supérieure et de positionner les métiers à leur juste valeur.


Finalement, les contremaîtres d’industrie venant de réussir leur examen ont reçu leur diplôme fédéral. Philippe Vaucher remercia les candidats sans lesquels il n’aurait pas été possible d’effectuer un tel examen fédéral et tout particulièrement les experts qui étaient tous présents sans exception. L’engagement des experts, malgré leur charge professionnel, n’est pas évident. C’est précisément cette disposition d’engagement assurant le lien avec la pratique professionnelle, qui est tellement importante pour la formation professionnelle supérieure. La manifestation s’est terminée par un apéro dînatoire à la coutume vaudoise dans les « localités » insolites d’une mine – le tout dans un cadre qui ne va pas être oublié de si tôt.