Pour l’industrie tech suisse, il est essentiel de bénéficier d’un accès aussi libre que possible au marché intérieur de l’UE. Avec une part de 56% des exportations, l’UE est le principal débouché – et un pool de main-d’œuvre indispensable. Dans le contexte mondial actuel très tendu, des relations politiques stables avec l’UE, condition préalable à une coopération économique harmonieuse, revêtent une importance accrue, tant pour la prospérité que pour la sécurité de la Suisse. Il n’y a certes pas lieu de céder à l’euphorie, car tout accord nécessite des compromis de la part des deux parties. Mais la Suisse a bien négocié les Bilatérales III et est parvenue à faire valoir de nombreuses demandes qui lui tenaient à cœur. Les avantages l’emportent clairement, et aucune alternative à la voie bilatérale, qui a fait ses preuves, n’apporterait plus d’avantages à la Suisse. Lors des débats parlementaires, Swissmem s’engagera contre les éléments négatifs, tels que le coût inacceptable de l’association au programme Erasmus. Et en matière d’immigration, la demande reste la même : les responsables politiques doivent enfin mettre de l’ordre de manière cohérente dans le domaine de l’asile.
En juin 2025, le Conseil de l’association a donc décidé à l’unanimité de soutenir les Bilatérales III, à condition que le marché libéral du travail ne soit pas menacé. Ce critère est rempli par les mesures 1 à 13 du paquet sur la protection salariale, sur lequel les partenaires sociaux se sont mis d’accord et que Swissmem soutient intégralement. Certes, aucun accord n’a été trouvé concernant la mesure 14, mais des améliorations ont été apportées ; par conséquent, Swissmem ne s’y opposera pas.
Bilatérales III : la passerelle vers l’égalité de traitement avec les États membres de l’UE et de l’EEE
Nous nous trouvons dans une phase de transition de l’ordre mondial : nous passons d’un monde multilatéral fondé sur des règles à la formation de blocs, à la politique de puissance et au repli sur soi. Avec « Buy European », les mesures de sauvegarde sur les importations d’acier et les lois discriminatoires en matière d’amortissement, l’UE et certains États membres créent eux aussi des entraves techniques au commerce qui porteraient gravement préjudice à l’industrie tech orientée vers l’exportation. La Suisse doit éviter d’être progressivement exclue en tant qu’État tiers. Pour l’UE, cela équivaudrait de toute façon à un autogoal : l’industrie tech suisse est un acteur essentiel dans les chaînes de création de valeur européennes et contribue de manière décisive à la compétitivité et à la résilience de l’UE.
La Suisse doit donc rester étroitement intégrée au marché intérieur. Or cela ne fonctionne qu’avec les Bilatérales III, qui créent un niveau d’intégration économique similaire à celui de l’EEE. Sans les Bilatérales III, nous n’avons aucune base vis-à -vis de l’UE pour échapper à des discriminations. Avec les Bilatérales III, en revanche, la Suisse peut jeter des ponts, comme l’a démontré la décision prise la semaine dernière par la Commission européenne concernant l’« Industrial Accelerator Act » : la Suisse sera traitée de la même manière que les États membres de l’UE et de l’EEE.
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