Pourquoi le contrôle à l’exportation concerne-t-il, dans la pratique, presque toutes les entreprises industrielles actives à l’international ?
On pense souvent que le contrôle à l’exportation ne concerne que les équipements de défense classiques. En réalité, il englobe une multitude de catégories de produits différentes. Par exemple, les biens à double usage, qui peuvent avoir des applications tant civiles que militaires et font depuis longtemps partie de notre quotidien : de l’onduleur dans l’ascenseur au routeur Wi-Fi au bureau, en passant par le capteur de téléphonie mobile dans le smartphone. Le contrôle à l’exportation est donc déjà une réalité pour toute entreprise opérant à l’international.
Lorsqu’une entreprise souhaite mettre en place ou perfectionner ses processus internes en matière de contrôle à l’exportation, par quoi devrait-elle commencer ?
La première étape consiste en un engagement clair de la part de la direction. Il convient ensuite de procéder à une évaluation structurée des risques et, sur cette base, de définir dans quels pays aucune activité commerciale ne doit en principe être exercée.
D’après vous, quels sont, dans la pratique, les failles les plus courantes dans la mise en œuvre des contrôles à l’exportation ?
L’incertitude constitue l’un des plus grands défis. Quand on a peur de faire des erreurs, on réagit souvent avec une certaine réserve, ce qui peut nous paralyser. Des processus clairs, des formations et – en particulier dans les grandes entreprises – l’utilisation d’outils professionnels pour passer au peigne fin les listes de sanctions garantissent la sécurité et renforcent la capacité d’action.
Quels services de l’entreprise doivent collaborer étroitement pour assurer le bon fonctionnement du contrôle à l’exportation ?
Il va sans dire qu’une collaboration étroite avec le service des ventes est essentielle. Le contrôle à l’exportation ne peut toutefois fonctionner que si l’ensemble de l’entreprise y est sensibilisé. Pour garantir une classification correcte des produits, il est également essentiel de faire étroitement participer des experts en développement. La conformité en matière d’exportation est toujours un travail d’équipe.
La situation géopolitique évolue rapidement en ce moment – les sanctions sont constamment adaptées. Comment vous assurez-vous, chez Leica Geosystems AG, que votre entreprise soit toujours à la pointe de l’information ?
Pour faire court : il faut lire, lire et encore lire. Il est essentiel de se tenir régulièrement informé des mises à jour du SECO, de consulter les lettres d’information pertinentes ou d’échanger en permanence avec des experts d’autres entreprises. Le contrôle à l’exportation est un processus continu, et non un projet ponctuel.
Si vous deviez donner un conseil aux entreprises industrielles en matière de contrôle à l’exportation : lequel serait-ce ?
Investissez dans le savoir-faire. Suivre une formation approfondie sur le contrôle à l’exportation, par exemple chez Swissmem, est l’un des moyens les plus efficaces pour dissiper les incertitudes et mettre en œuvre le contrôle à l’exportation de manière pratique et accessible.
Voici ce qui vous attend lors de notre journée de formation du 24 novembre 2026 à Neuchâtel :
- Principes fondamentaux du contrôle à l’exportation en Suisse
- Vérification des listes d’embargo et des sanctions
- Classification des marchandises et évolutions récentes
- Numérisation et transfert de technologies dans le domaine du contrôle à l’exportation
- Législations internationales
- Aspects du droit des contrats et du droit pénal
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